Glibettes.. Cacahuètes..

Dérision.. Désentimentalisation .. Distribution de Cacahuètes .. Tisanes non fournies ..

samedi 16 août 2008

Noyer le Chat (Acte I): le Bain de la Méduse..

Le Robinet saigne..
Elle le contemple déverser sa peine, puis lui ferme le clapet.

Le corps disparait lambeau par lambeau dans l'eau. Les cheveux forment une aura de tentacules mousseuses.
le bain fatal fœtal sent bon.. il est si calme et plat.. Un peu de vagues lui feront du bien..
Mais c'est toujours aussi silencieux. peut-être un peu trop. comme si on s'apprêtait à être englouti par une gueule béante. mais c'est si bon qu'on se laisserait avaler volontiers.

Recroquevillée, elle se laisse bercer.
Un coup dessous, un coup dessus.
Un coup aspirée, un coup repoussée.
Pour un peu, on s'abandonnerait au sommeil.

Arrête..

C'est le temps qui s'arrête, l'aiguille qui suspend sa course.
Pour une fois, ils nous fichent la paix.

Lève-toi..

S'enfoncer encore plus, ne jamais se lever.
Se lever pour répéter le processus, se sentir absorbé par une entité mouvante.. pouce par pouce.. doigt par doigt.. jambe par main et poil par cheveu..

Ressaisis-toi..

Fous-moi la peste, tu veux..
Qui es-tu pour déranger mon bain, petite pensée importune..
9allou ressaisis-toi..
Comme si j'étais une mule qu'on presse sur la route du marché.
Hue, cocotte!
Je ne suis pas une bête de charge. Je suis une méduse. Tout à fait.
Un truc transparent qui se laisse emporter par le courant.
Quelque matière visqueuse qui échappe à l'emprise des théories de l'intellect communautaire.
Une entité tellement primaire qu'on en a oublié comment elle fonctionne.
Dépassée. Ancien Modèle. Archaïque.
Alors laissez-la flotter dans sa décharge aquatique, que Diable.


http://staticblog.hi-pi.com/gisblogMnt-artblog/lexus6/images/gd/1192828204.jpg

Rappel: les bains, pour l'environnement, c'est pas bien. Prière laisser ce luxe ponctuel aux Chats d'Eau. Merci.
(message sponsorisé par mounadhamat eddifa3 3an el bi2a, qui reste à inventer)

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mercredi 30 avril 2008

un creux de sérénité..


Pis je suis "légèrement" amoureuse.. j'ai appris à "quantifier" mon amour.. pour des relations sans prise de tête, dont on tire du bonheur et dont on sort sans grande écorchure.. je me laisse aller, et j'aime ça.. pour le moment.. (faut faire la part des choses.. entre etre amoureuse de quelqu'un.. et aimer quelqu'un.. post-it!)


J'ai de l'excès d'amour..
Et j'trouve pas d'exutoire..
J'en ai en surplus.. et ça gonfle.. et ça croît..
Demain, ça sortira de mes tripes et ça se mettra à courir dans les rues..
Petit Bouddha potelé.. ruisselant de ... peine contenue.. continue.. compte-tenu.. con.. ténu..
ça brandira ses petits poings coléreux..
ça se jettera sur les passants..
ça enlacera les chiens errants..
ça.. s'évanouira dans la nature..
Déchet toxique.. biodégradable..



Ouais.. tu parles..
Mon petit Bouddha d'amour m'est revenu en pleine figure.. dégoulinant de merde..

Mon petit Bouddha ruisselle de reproches silencieux..

Mais arrête de me jeter comme ça à la figure des gens, purée!

j'en prends plein la tronche, moi, de mains dégoûtées qui me repoussent..

Tu m'as trop mâchouillée, espèce de gourde..


Excuse-moi.. j'savais pas.. ou alors.. j'espérais..

Que.. Je ne sois point cette damnée Something qui voit venir les gifles et qui y tient quand même..

Que.. Les êtres primitifs de mon espèce.. avaient quand même le droit d'être heureux..

J'avais oublié qu'il y avait des règles de jeu à respecter.. et moi je n'ai jamais su..

Je suis d'une lenteur d'esprit... agaçante..

Quantifié, pas quantifié, ça fait toujours aussi mal..

Je rétrécissais mon ptit Bouddha à chaque fois pour qu'il prenne moins de place..

Et plus c'était ptit.. plus c'était condensé.. (lol) ..

même si ça pouvait se mettre sur la table du salon.. dans un coin du bureau..

même si ça pouvait servir de serre-livres.. de sous-plat même, si on en voulait..
ça m'revient toujours en pleine figure..

Mais on n'a pas idée d'importuner les gens avec de l'amour en boule, quand même! nan mais!

Et ça m'écorche la peau avec ses mains potelées.. qui descendent griffer mes tripes.. les dévorer..

Comme d'habitude...

Mais... cette fois.. je m'en moque..

Je fais comme la mère qui allaite son 2365432e bébé, et alors que le bébé tète, pince, mord, elle, lit un bouquin tranquille, l'air de rien..

Tu peux me bouffer les tripes, "petit" excès d'amours dont personne n'en veut..
J'ai d'autres chats à fouetter.. après.. on verra..

(Parenthèse: quand est-ce que ça.. après?... m'en tape.. y a plus important à gérer, maintenant...
pas question de m'apitoyer sur mon sort comme une veuve éplorée.. non mais.. faut avancer.. je dois le faire...)

J'ai peur d'être devenue inhumaine.. ou alors.. calculatrice..
Mais alors.. d'où me vient cette douleur diffuse..
d'où me viennent ces regards incessants vers mon téléphone..
Ce dégoût de moi-même..

Je les mets juste en cage..
ils m'ont déjà assez pourri la vie comme ça..
And... I'm determined to go on..


Oh God... grant me the serenity to accept the things that I cannot change..
The courage to change the things that I can..
The wisdom to know the difference..
Oh ooh and.. God.. give me the courage to love with an open heart,
An open heart, an open heart..

I wanna love with an open heart
Oh ooh oh with an open heart..

India Arie.. (rien à voir avec le morceau qui suit..)

Posté par Chat_D_o à 19:15 - Théorie de l'AutoAnalyse Proclamée.. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 30 octobre 2007

Ton pays, tu quitteras

Ta place n'est pas ici. tu devrai te démerder pour partir.

Ce n'est pas la première fois que je me fais dire ça. Cette phrase, Je l'ai entendue de chez plein de gens, des gens qui me connaissent bien et des gens qui me connaissent moins bien, voire pas du tout.

Je n'ai jamais su si c'était plutôt un "dégage, t'as pas ta place ici", ou alors "tu mérite mieux". Peut-être était-ce une simple constatation face à mon décalage apparent par rapport à certaines choses.

Ce que je sais par contre, c'est que ça correspond à mon désir, mon aspiration, qui tournent à l'obsession par moments, et qui ont l'air de se confondre avec des milliers d'autres volontés et "rêves". Mais je ne "rêve" pas de partir. J'en ai besoin, d'un besoin vital et salvateur.

J'entends plein de gens parler de "mirages", d'"illusions" de liberté et de richesse. Je ne convoite ni l'une ni l'autre, pas plus que la "facilité". La facilité et le confort tels qu'on les conçoit communément, je les ai en restant ici..

C'est juste que j'étouffe. Une sensation qui me vient des tréfonds de mon esprit et que je ne pourrai expliquer. Je me sens étrangère et je ne sais pas si je dois en culpabiliser, parce que je n'ai rien fait pour. Depuis toute petite, j'ai toujours été en conflit avec tout ce qu'admettait d'office mon entourage. ça m'angoissait de ne pas pouvoir admettre, de ne pouvoir être convaincue. Alors je me taisais par peur du rejet (parfois, dans mon imagination de gosse, je me disais que j'étais une extraterrestre et qu'on finirait bien par venir me chercher un de ces jours, oui je sais X-D ). Des fois je parlais, et ça faisait soit un de ces moments de fantaisie burlesque dont Ow a le secret, ou alors un spectacle de colère violente et incompréhensible.. Et dans tous les cas, ça faisait rire, on trouvait ça marrant.

Amuser la galerie, ça va un moment. au final, ça ne me dérangeait pas que je puisse faire rigoler les autres, ils n'étaient pas obligés de me prendre au sérieux, et puis, ai-je besoin moi-même de me prendre au sérieux..

Mais à la longue, c'est fatigant, vraiment fatigant, de parler aux murs. really exhausting. Fatigant d'admettre l'hypocrisie comme élément de savoir-vivre, fatigant de se heurter à une imperméabilité totale à "l'autre", tout ce qui est différent "d'eux", fatigant de devoir calculer, de diminuer son sens du civisme rien que pour pas faire snob, arrêter mes "désolée" et mes "merci" parce qu'il paraît que c'est bizarre.

ça peut paraitre superficiel mais ça creuse en profondeur, avec le temps. Jusqu'à atteindre les fondements de mon âme, jusqu'à me faire douter de moi, de mon authenticité, du juste-fondé de mon existence, tellement "hors-sujet", complètement à côté de la plaque.

Alors je veux aller voir "ailleurs", explorer d'autres "mondes", le "mien", celui où j'ai grandi, me paraît tellement étranger. La différence m'intéresse et m'attire..
Je ne sais pas si ailleurs serait mieux qu'ici, je ne le saurai qu'en allant voir, après tout. tout au plus aurai-je été un Arlequin itinérant, le rire est différent d'une ville à une autre, dit-on. Une expérience à tenter et que je ne pourrai en aucun cas regretter.

Je n'ai pas de "destination rêvée", si ce n'est quelques affinités avec certaines cultures, ou alors un conformisme de prudence aux destinations les plus "courues", là où je connais des gens, sorte de filet de sécurité pour débutants, mais pas un filet emprisonneur.. je ne veux pas me retrouver en communauté "étrangère fermée", autant rester ici. lol.

et puis y a mon être de femme. Je n'arrive pas à m'épanouir ici, je bloque. l'épanouissement qu'on me propose ne me convient pas, les idées, les pensées, les aspirations dont on veut m'abreuver, me donnent envie de rester une éternelle gosse boudeuse, Lol.. Et je suis incapable, je n'ai pas la force de caractère, de m'imposer telle que je le veux, indépendante, à part, bien dans ma peau. Je ressens certaines discussions, affirmations, s'insinuer en moi comme un poison à effet retardé, je me surprends des fois à avoir des réflexions qui ne sont pas miennes, qui me font encore sombrer dans le chaos.

Il m'est nécessaire de partir, sans cela, je ne pourrai jamais me détacher de certaines choses. Je ne pourrai pas me débarrasser de certaines interférences afin de savoir enfin où je vais, afin de distinguer, mes propres ambitions, mes propres limites.

Je sais, j'ai conscience que c'est là le discours de tout un chacun, plus ou moins sincère ou authentique, histoire de faire les intéressants, de se proclamer "différent", de se "valoriser" aux dépens des autres..
Mais ce n'est pas que je "dévalorise", la communauté dans laquelle je vis, que je me considère "meilleure". comme je le dis toujours, les échelles "verticales", ce n'est pas mon truc. C'est juste une question d'incompatibilité, si on veut.. Et loin de vouloir me coller une étiquette, je voudrai au moins combler mon besoin "d'identité", d'appartenance, pas d'affirmer ma différence. J'en ai vraiment besoin. On ne peut pas s'en rendre compte si on n'a pas passé sa vie "out"... Out pour Out, au moins que ce soit "3ala 9a3da", en bonne et dûe forme, étrangère de pensée et de papiers.

De plus.. Je cause.. Je cause.. mais je suis toujours là..
Pour que je dégage, il faut peut-être un bon coup de pied..
Pour que je mérite "mieux", il faut déjà que je fais tout pour..
Peut-être que je ne fais que rêver, finalement, moi aussi.. LOL..

(oui je sais, mon chou, ça fait trop de LOL mal placés, m'en tape.)

Posté par Chat_D_o à 15:25 - Théorie de l'AutoAnalyse Proclamée.. - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 16 octobre 2007

Lassitude

Qu'on se le dise..

Je suis lasse, et bientot, je baisse les bras, si ce n'est déjà fait.

où que je me tourne, je ne me vois pas d'avenir.. pas avec la configuration actuelle..

Bienheureux celui qui se prétend victime des circonstances..

Aucune circonstance atténuante pour mon cas..

Que de l'auto-destruction massive de l'intérieur.. une volonté de fer, de gâcher les choses, et de bafouer l'existence.. à défaut de celle des autres, la mienne..

Je ne comprends pas.. j'ai pourtant toujours détesté les mélo-drames et les poseurs en victimes..

je suis quelqu'un d'assez jovial et de bon vivant de nature.. [enfin, je crois, je ne sais plus]

alors pourquoi?

Pourquoi m'obstiner dans l'abstinence de tout ce qui est susceptible de me faire remonter la pente..

Cinq semaines que je n'ai pas mis le pied à l'école..

Cinq semaines que je me morfonds chez moi à ne rien faire.. à angoisser pour un avenir que rien ne m'empeche pourtant, en surface, de réaliser..

Chaque fois que j'y pense, je panique..

Je veux pas l'avoir ce putain de diplome! laissez-moi foutre le camp d'ici...

j'en ai marre.. marreee..  marre.. je suis à bout..

je viens de vivre cinq ans "d'attente"...

attendre et se résigner, attendre que ça finisse puisque je suis déjà engagée sur une voie, autant la finir. mais j'peux pas, j'ai plus de souffle, plus j'avance et plus je m'enlise, plus je m'enlise et plus je gâche toute ma vie à ruminer les alternatives trop nombreuses, jamais satisfaisantes, à repousser tout le monde, à régresser mentalement jusqu'à atteindre mes blocages d'enfant.

Alors je regarde, passive, défiler ma vie sans lever le petit doigt pour y changer quoi que ce soit. Sans claquer la porte et m'en aller, sans oser dire non et changer d'études, d'air, de visages. Je n'ai pas assez de courage pour me lancer dans l'inconnu, apparemment :). Lâche. Couarde. enfonce-toi encore plus sous ta couette..

Je ne sais pas comment tout ça finira.. une impasse. un cul-de-sac. sur tous les plans. J'enterre tout ce dont j'ai rêvé comme existences possibles et imaginables et je m'en lave les mains.

On veut que j'aie mon diplome? soit. je l'aurai (maintenant ou dans dix ans, ils n'ont qu'à assumer d'avoir engendré une poupée sans volonté et sans interet pour sa propre vie)

On veut que je réussisse ma vie? Okay. je me marierai et j'accrocherai mon beau diplome dûment gagné sur la cheminée, et je le regarderai en me limant les ongles pendant les soirées où mon mari assiste, le pauvre, à des prétendues réunions urgentes.

je le pense vraiment.. je n'ironise pas. Peut-etre est-ce plus reposant ainsi et moins cahotique. j'aurai une vie tranquille et sans problèmes, sans me poser de questions, entretenue pendant toute ma vie par quelqu'un qui veut du standing social en vitrine. personne n'en est mort après tout, et puis je ne suis pas vraiment le genre de personne qui ne peut se passer d'activité, à en croire la fréquence à laquelle de telles pensées de résignation m'assaillent.

Autant que ma vie appartienne aux autres et fasse plaisir aux autres, puisque je suis trop lasse pour m'en occuper moi-même, et que je suis indigne de vivre ce qui m'intéresse puisque je ne fais rien pour. je m'en fiche, j'ai juste envie que ça s'arrête..

[parenthèse: j'aimerai qu'on m'épargne les commentaires du genre "courage", ou "t'est trop bien pour finir comme ça" et autres banalités. personne n'en sait absolument rien, au fond, et ce n'est pas en lisant deux mots sur un blog qu'on peut avoir une idée globale de la personne qui écrit et qu'on peut juger de son aptitude ou pas à réaliser de "grandes choses".. j'en ai marre qu'on me surestime.. je ne suis qu'un tas de boue comme un autre, alors, passez vot' chemin, si c'est tout ce que vous trouvez à dire, merci]

Posté par Chat_D_o à 13:56 - Théorie de l'AutoAnalyse Proclamée.. - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 6 septembre 2007

The Black Shad' is here..

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Faites pas chier, j'allais bien..
Faites pas chier.. les I'm Showin_Off, les hypocrites et les faussés..
j'allais bien, faites pas chier..

Je n'aime pas la fausseté.. ce n'est qu'une forme de foutage de gueule..
Te dire en face tout ce que je t'aime et tout ce que tu m'as manqué..
Derrière ton dos, faire de toi mon dépotoir.. ma poubelle attitrée.. et mon bourreau, sourire de victime aux lèvres.. Pauvre de moi!
ça sonne faux! t'entends! F-A-U-X.. Fait Arbitrairement Usurpé et eXagéré..
rien que du manège de poseurs à la con..
Non merci, très peu pour moi..
Je ne t'ai pas quémandé ton amitié, et je ne m'agenouillerai jamais à te prier de faire semblant de m'aimer.
à jouer jusqu'au bout le rôle de la méchante sans coeur que tu m'as si généreusement attribué, je te dis Sayeb Salah, 9inni, va voir ailleurs si j'y suis... y a plein de gens qui ne demandent qu'à croire à ton cinéma.

Pour pouvoir garder un soupçon de lucidité et ne pas sombrer dans le chaos, il me faut reléguer Lil' Ow au placard et laisser The Black Shad' prendre le contrôle..
Loin des représentations théâtrales, chacun de nous a différentes facettes, certaines étant du côté "obscur" de la personne. Et je n'ai jamais caché ma schizophrénie. Je ne fais que mettre en accord Shad' et Ow dans un effort pour maintenir la vitesse de remontée de la pente..
J'en suis à un point où je dois donner quelques coups de poings, et Shad' excelle en ce domaine..
D'ailleurs, ça me démange..
J'ai accumulé assez de haine et de rancune, de dégoût, de déception, de désillusion, en une seule semaine, tout en étant "bien", pour pouvoir faire le bascul..

Allez! tout le monde dehors! DE-HOR-S! DEguerpissez HORdes de Squatteurs!
Les amitiés approximatives me culpabilisent..
Mon stock d'affections intenses.. je ne veux pas le perdre... alors dehors toi aussi..
Ou une poutre finira par te tomber sur la tête..
Z'entendez, Khorma&Bannouta?
Ceci est le dernier avertissement d'un sentiment maternel que je ne saurai expliquer..
Fichez le camp.. pour pouvoir me pardonner par la suite..
Je ne me pardonnerai pas si un coup de griffe vous atteignait...

Je suis peut-être une gosse.. ce n'est pas vraiment nouveau..
J'ai besoin, je crois, de "someone only for me" [cf Chobits encore une fois]..
ça ne sert à rien de le taire par honte d'un besoin aussi "gamin"..
Une personne rien qu'à moi..
une maman.. un papa.. une nounou.. un grand frère.. un pote..
Quelqu'un qui tient à toi au point de te faire aimer toi-même..
Qui sait tous tes choses pas belles à savoir et pourtant..
Pour ceux qui adorent briser la magie des choses.. quelqu'un qui te renvoie une image positive de toi-même..
Y en a pas..
Y en a eu des furtifs, les adeptes du silence radio après coup, le silence qui te laisse sur le Q après avoir amorcé un décollage à l'Icare..
Je préfère que ce soit moi ce coup-ci, qui anticipe la phase chute sur le postérieur..
Je me mets un coussin dessous, je te souris et je te pousse dans le vide.. cher père virtuel..
Merci d'avoir fait l'effort de continuer sans élan, mais ce n'était pas la peine, tu sais..
Je ne suis encore qu'une gosse.. les gosses, ça sent ce genre de choses..
et ça comprend..
mais ça n'aime pas les bobos..
J'aime pas m'écorcher les Je-Nous..

T'inquiète pas.. ce n'est pas toi qui disais qu'il fallait que j'apprenne à vivre par moi-même?
J'apprendrai à marcher sans m'agripper désespérément aux jambes de ceux que j'affectionne..
Parce que j'aime mal..
J'aime à en écorcher la peau de l'autre..
à en hurler.. me laisse paaas..
que c'est puéril.. really pitiful..
Je continuerai à serrer les poings sur les Je-Nous..
Et à tordre la main qui me caresse les cheveux..

Lil' Ow is Gone..
'n Black Shad' is a Bloody Dawn..

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lundi 3 septembre 2007

Rêve.. Envie.. Passion..

Du rêve.. de l'envie.. et de la passion..
Après avoir couru désespérément derrière le sens, l'essence, des choses, et après avoir lâchement chuté dans un bourbier de blabla soit-disant raisonné et apaisant..

Je m'aperçois que je ne suis plus aussi "lisse", "imprenable", qu'avant..
Je ne suis plus aussi indifférente à tout, aussi "neutre".. quand rien ne me plaisait en particulier, ni me déplaisait..
Quand tout était possible, mais pas forcément souhaité..

Je me surprends à tenir désespérément à mes fantaisies, et à mes coups de folies..
à me dire.. ou ça passe ou ça casse...
ou on m'accepte comme ça.. ou alors on fout le camp...
Je ne peux pas vivre dans du formol et dans des cols rigides..
Ma bonne humeur, même surfaite, m'est indispensable..
Mes rires.. Je ne peux les éteindre pour une convention sociale..
Mes dires.. Je ne peux les mesurer pour satisfaire une hypocrisie universelle..
Mes pieds.. Je les déchausse si je veux.. na! ..

Mon aversion pour le sectarisme m'étonne moi-même la première..
La véhémence avec laquelle j'ai réagi à cette histoire burlesque de satanisme est.. euh, inhabituelle..
Mon rejet de certaines fatalités que l'on semble vouloir m'imposer m'épate..

Je suis enfin en mesure de dire que j'aime et que je déteste...
Je tape enfin du poing pour défendre ce que j'estime digne d'intérêt..

Avant, je pensais que nos passions & nos désirs, nos inhibitions, tout pic sortant de la ligne droite et constante d'une vie d'indifférence, étaient autant de limitations à l'esprit et à l'espace des possibilités exploitables..

Je me rends compte que dans l'effort de me mettre des oeillères sur les tempes, je me suis carrément aveuglée, et que suivre ses envies ponctuelles, c'est une chose, être quelqu'un de passionné, ça n'a rien à voir..

Passionnée, je le suis...
Passionnée par les bouquins, dévorée par une curiosité obsessionnelle et entêtante..
Passionnée par la biologie, par l'humour tiré par les cheveux, par l'environnement, par les animaux, par l'Asie, par les discussions khormologiques de quatre heures du mat', par ces mots dont j'adore le jeu, la manipulation, la torture, l'alignement sur une page blanche, par les couleurs, les sonorités, par tous ces petits détails débiles que j'ai caché parce que.. j'avais honte, peut-être, ou peur..

La peur a trop régi ma vie, je trouve... Peur de l'échec, peur de la défaite, peur du rejet, peur du ridicule, de l'humiliation.. peur que je n'outrepasse mes droits, peur des punitions, du mépris, et j'en passe. Une peur démesurée des fois, tellement énorme qu'elle me cachait tout ce qu'il y avait autour, et m'enfermait dans une bulle que je croyais protectrice..

Je ne sais pas si j'arriverai à la crever, la bulle, sans crever avec..

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samedi 1 septembre 2007

De l'importance des choses.. Partie II

Je disais donc.. qu'il faut bien savoir ce qui est important pour soi.. d'une part ben, parce que c'est important, lol, et d'autre part, parce qu'il y a tant de choses à faire et qu'une vie ne suffit pas pour tout, qu'il est dommage de se cantonner à un modèle de vie prédéfini, ou de courir derrière un peu tout, et de passer à côté de l'essentiel.

Autant se consacrer à ce qui nous convient et répond à ce qu'on attend vraiment de la vie, loin du parasitage des moules sociaux pré-établis que l'on s'est forgé pour automatiser le cycle de vie, en traitant de marginaux ceux qui "oseraient" vivre différemment.
Je conçois que l'on choisisse le confort d'une vie que d'autres auraient "normalisé" avant nous, pour ne pas avoir à se casser la tête à faire des choix ou des bilans supplémentaires, c'est déjà assez compliqué comme ça.. Mais  ce qui me chagrine justement, c'est que la plupart du temps, ce n'est même pas un choix, puisqu'on ne s'en rend même pas compte.. pour beaucoup de gens, la vie est ainsi et elle ne peut être autrement que telle qu'ils la voient.
ça me rappelle une réplique de FightClub.. "ce n'est qu'après avoir tout perdu qu'on accède à la vraie liberté" (j'ai oublié la citation exacte)..
La vraie liberté selon moi  ne réside pas forcément  dans l'anarchie,  mais plutôt dans la liberté de choix..
Car si l'on peut laisser à l'instinct le soin de nous guider vers ce qui est important, on peut tout aussi bien faire son choix, se basant sur un système de priorités, qui reste aussi à définir..

hum.. tout ceci n'étant pas très structuré.. ayant chopé un rhume, le plus important pour le moment est d'aller me faire une énième tisane et épuiser le nième paquet de mouchoirs en papier..

ptet' bien à suivre.. ena wou ech yodh'horli..

'tchou!

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dimanche 26 août 2007

De l'importance des choses.. Partie I

Qu'est-ce qui est important pour moi?..

Je pense qu'un jour ou l'autre, on doit forcément se poser cette question, ou du moins tenir la réponse pour évidente, même si je ne suis pas trop d'accord avec l'abandon à l'évidence supposée...

Beaucoup de personnes répondront impulsivement: mes principes... ma famille.. mon boulot.. mes études..
D'autres diront après un moment de réflexion: ma religion.. mon intégrité.. mes amis.. mon estime de soi..
y en a qui joueront la carte de la légèreté en répliquant: mon café du matin, ma cigarette, mon soda, mon caniche,...
Passons sur les frimeurs qui t'affirmeront que ce sont les grandes activités humanitaires, la Palestine et autres causes louables dont il n'ont aucune idée la plupart du temps, qui sont les plus importants pour eux..

En me la posant, je n'ai pas su y répondre... j'avais tout simplement égaré la réponse, semble-t-il, ou alors la définition elle-même de l'importance des choses..
Qu'est-ce qui devrait être important pour moi?.. ce dont je ne peux me passer.. ce que je voudrai avoir? .. ce qui compte pour moi? qui me tient à coeur?..

J'ai appris avec le temps à me passer de tout, jusqu'à perdre de vue ce qui aurait pu faire le noyau de mon existence.. je n'y ai pas fait attention, ou alors j'avais tellement peur de le perdre que je l'ai enfoui trop profond pour m'en apercevoir..

Peu à peu, je me suis détachée de ma famille et de la plupart de mes amis, et je n'ai pas constaté un grand manque dans ma vie..

J'ai mis à terre la plupart de mes idéaux archaîques, et j'ai entrepris d'en bâtir d'autres en usant de logique et de raisonnement primaires.. J'en ai refoulé d'autres trop enracinés pour que je puisse m'en détacher...

Je ne peux pas vraiment dire que j'aie des ambitions professionnelles pour le moment, puisque je n'ai jamais concrétisé dans ma tête ce que je voulais faire, et dans quel but je le ferai. Je n'ai fait que me laisser emporter par le courant des études que j'ai suivies et qui me restent en travers de la gorge actuellement, sans que je puisse dire vers quelle autre direction je voudrai dévier, et je sens qu'au fond, ça m'importe peu.

Je ne peux même pas dire que ma religion/ma foi, ma moralité ou autres, soient importants, pour moi.. parce que plus on y accorde de l'importance, et plus on a du mal à relativiser dessus, et à accepter la polémique et l'avis des autres.. et s'il y a bien une chose que je déteste, c'est les esprits bornés...

J'ai abandonné depuis des lustres mon interêt pour ce qui se passe ailleurs... Parce que je m'y suis tellement intéressée que j'ai vécu des périodes d'angoisse à cause de mon incapacité à changer les choses, et que j'ai déjà du mal à gérer sur le plan local..

Le café du matin n'est même plus aussi indispensable.. ni les tisanes.. ni la musique ou les mangas.. Parce qu'au fond, lorsqu'on cherche à tout lisser, on arrive à en conclure que la vie en elle-même n'est pas si importante, elle finira bien par s'éteindre un jour, alors..

Tout à l'heure, dans un reportage télévisé, une femme âgée qu'on allait expulser de chez elle affirme qu'elle est malade, qu'elle voit un psy, elle se plaint, elle conteste, avant de finir sur un dramatique: "je vis encore parce qu'il faut bien vivre" ...
hum.. ah bon? il faut vivre? je ne le savais pas..
le goût de la vie va-t-il s'en aller parce qu'on perd un boulot, un logement, un caniche?

Mais il est évident, je crois, que pour prendre goût à la vie, il faut voir.. l'importance.. des choses...
[je devrai arrêter de parler... des "choses"...]

à suivre..

Posté par Chat_D_o à 23:45 - Théorie de l'AutoAnalyse Proclamée.. - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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